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Live Report : Animalz, le temple de la bass music

Après une édition en octobre riche en couleurs et la présence notamment de Figure et Dirtyphonics, Animalz revenait cette fois-ci en proposant un line-up totalement différent des éditions précédentes. Effectivement cette fois-ci, en plus de proposer une pléthore d’artistes de qualité (plus d’une dizaine), la programmation était parfaitement équilibrée entre dubstep et drum&bass.

Après s’être rapidement échauffé sur le parvis des Docs à Aubervilliers, on prend la direction du grand Dock Pullman: les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer.

Notre première observation en arrivant sur place est l’immense scène, qui prend toute la largeur de la salle. En effet, l’installation se compose d’une partie basse et haute animée, avec un espace au milieu pour le dj. Non loin de nous faire penser à un live digne d’Excision, la scène fait forte impression.

Animalz scene

La scène impressionnante. ©Mysta

22h: D’entrée de jeu un b2b de très haut niveau nous était proposé. En effet, Subject 31 et Acting Dammage ont commencé les hostilités de la plus belle des manières avec une dubstep underground et dévastatrice. Notons que le choix de programmation était un peu étonnant, car on ne s’attendait pas à voir Acting Dammage aussi tôt. On comprend cependant le casse-tête des organisateurs de gérer un plateau comportant pas moins de 14 artistes.

S’enchaînaient ensuite aux platines Murda, le Français Samplifire et Oolacile pour un b3b d’exception : les trois flèches montantes de la scène dubstep ont retourné un Dock Pullman pas encore tout à fait rempli, mais déjà bouillant. On sent que cette soirée était attendue depuis longtemps par de nombreux droppeurs.

L'ambiance commence à monter pendant le b3b.

L’ambiance commence à monter pendant le b3b.  ©Mysta

1h : Le Dock est maintenant bien rempli et nous sommes pressés de voir ce que vaut le petit dernier de l’écurie Never Say Die. Accompagné de Twine, Krimer nous livre un set satisfaisant, teinté de dubstep mélodique : parfait pour se mettre en jambe avant les tant attendus Noisia.

2h : Dès leur arrivée sur scène, les Hollandais nous plongent dans leur univers, avec des beats saccadés, une drum&bass pointue et travaillée. La machine met un peu de temps avant de chauffer le public, mais vers le milieu du set la magie commence à opérer. Noisia monte en puissance en terme d’intensité, pour arriver à une fin de set grandiose : on retiendra surtout le moment où Noisia fait exploser la salle, en coupant le deuxième drop de leur track ultime « Dead Limit » avec Mr Happy de Dj Hazard. Sur cette excellente note, les légendes de la drum&bass peuvent quitter la scène en terrain conquis et laisser leur place cette fois-ci à un poids lourd de la scène dubstep.

Animalz 61

Déferlement de basses pendant le set de Noisia.  ©Mysta

3h : C’est donc dans une salle chauffée à bloc que 12th Planet fait son entrée. L’Américain nous met directement dans l’ambiance en mettant du Phiso dès ses premières tracks. L’illustre boss du label Smog Records gère ainsi parfaitement son set, en proposant une dubstep entraînante qui fait danser tout le public des Docs comme une seule personne, en haranguant la foule à coups de « Ici, c’est Paris ! ». On a cependant quelques réserves sur sa fin de set. Au moment où le public demande une dubstep encore plus violente, 12th Planet commence à envoyer des sons mi edm mi trap music, et nous laisse dans l’incompréhension la plus totale. Malgré cette fausse note, on a envie de rester sur une impression d’un set plutôt bien géré. Bientôt 4 heures du matin, on se fait une joie de voir ce que vaut le fameux Mefjus, considéré comme le patron de la neurofunk.

12th Planet en action.

12th Planet en action.  ©Mysta

4h : L’Autrichien arrive dans une salle un peu refroidie par la fin de set de 12th Planet mais redresse rapidement la barre, en enchaînant les classiques de drum&bass, passant de Black Sun Empire à Audio, pour le plus grand plaisir des droppeurs massés devant la scène. L’homme dont on nous avait vanté les mérites en live, ne nous déçois pas et montre bien qu’il est une pointure dans le monde de la bass music. Avec une prestation très cohérente dans le choix de ses tracks, Mefjus en live est probablement la meilleure des initiations possibles en drum&bass.

Mefjus semble apprécier le public Français.

Mefjus semble apprécier le public français.  ©Mysta

5h : Après s’être légèrement dispersé pendant le set de Mefjus pour reprendre des forces, le public revient en nombre pour ne pas louper le début du set « Megachop » de Squnto. Le Dragon Boy redynamise la soirée et nous impressionne avec ses doubles drops d’exceptions qu’il distille au travers de son set. Squnto redonne du baume au cœur au public des Docs, qui s’enflamme ainsi sur tous ses drops. Bien entendu, il ne manque pas de terminer avec son fameux « Wall of Death » soit un mosh pit géant où une bonne partie des 5000 personnes présentes se sont engouffrées avec grand plaisir. Au-delà de sa performance, Squnto a su prouver qu’il fait partie des grands de la scène dubstep.

6h : Notre corps commence à être usé, mais nous ne pouvons pas partir sans voir ce que vaut l’association entre Annix et Hizzleguy, pour une performance jump-up qui s’annonce riche en émotions. Animé par Impact Mc, le set a apporté une ultime touche de drum&bass pour les derniers droppeurs voulant se défouler avant d’aller se coucher (ou d’aller en after). On s’attendait à un set un peu plus explosif, mais la prestation des anglo-saxons ne fut pas pour autant décevante et vida nos dernières forces avant de quitter le Dock Pullman, avec la sensation d’avoir vraiment vécu l’une des plus grosses soirées bass music de l’année.

Vue d'ensemble du Dock Pullman.

Vue d’ensemble du Dock Pullman.  ©Mysta

Sold out pour cette édition, avec pas moins de 5 000 personnes, Animalz est résolument l’événement bass music le plus important de l’hexagone. La soirée sous l’emblème du phacochère réunissant la crème de la scène dubstep comme celle de la drum&bass reste un événement attendu par des milliers de personnes. Dotée d’une organisation irréprochable, Animalz nous laisse remplis de bons souvenirs et ne nous donne qu’une seule envie: y retourner pour la prochaine édition.

Points positif
La qualité de l’accueil (scène et sono impeccable)
Le temps d’attente rapide au bar et aux toilettes
L’alternance au cours de la soirée entre dubstep et drum&bass

Points négatifs
La gestion de la Time Table qui a fait des déçus, surtout pour Acting Dammage
Le temps d’attente pour les vestiaires.

Animalz fille

See you soon Animalz.  ©Mysta

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