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Live Report : On a testé pour vous, le FCKNYE à Molenbeek

Le Fcknye festival s’est achevé vendredi matin à 6 heures à Molenbeek. Un peu plus de 24 heures après, on avait toujours les basses qui résonnaient au fond de notre tête. Récapitulatif de notre meilleure soirée de 2016 !

Le Fcknye festival s’est achevé vendredi matin à 6 heures. Un peu plus de 24 heures après, on avait toujours les basses qui résonnaient au fond de notre tête. Récapitulatif de notre meilleure soirée de 2016 !

[divider]Le Brussels event Brewery[/divider]

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Il faut imaginer un immense complexe avec des ramifications gargantuesques, ce qui fait qu’ on a eu un peu de mal au début, à repérer toutes les salles. La sécurité était à son plus haut niveau d’ailleurs. Effectivement, la veille du nouvel an de nouvelles perquisitions ont eu lieu dans la rue même du Brussels Event Brewery, ce qui a généré une vague de questions sur les réseaux sociaux. Car au même moment, le bourgmestre de la capitale préférait annuler le traditionnel feu d’artifice prévu le soir du 31 -ce qui pose encore et toujours question en Belgique aujourd’hui -. »La soirée était-elle maintenue?  » « Est-il sûr de se rendre au festival ? » pouvait-on lire sur le facebook du Fcknye. Finalement, les organisateurs répondent OUI, la soirée aura bien lieu. Ils publient alors une liste détaillée des mesures de sécurité mises en place pour garantir le bon déroulement de la soirée, sous le hashtag #fckresistance. 

[divider]Ainsi, dans une atmosphère médiatique saturée par l’état d’urgence, le Fcknye ouvrait ses portes à 20 heures, comme convenu.[/divider]

En prenant le métro pour s’y rendre, on avait un peu l’impression d’accomplir quelque chose de « dangereux« – entre très gros guillemets-. Vous rendez-vous compte ? Se rendre dans le quartier le plus médiatisé de Belgique ? On l’avoue, une fois arrivé, on a quand même tchecké les sorties de secours. Juste au cas où. Histoire de pouvoir réagir si quelques nerveux avaient décider de plomber notre soirée. Mais une fois cet inutile coup de stress passé, nos affaires dans nos casiers, nous nous sommes tout bonnement faits happés par la musique.

[divider]C’est parti[/divider]

Première salle, la plus grande : la stage drum n’ bass. Alors là, il y avait du niveau. Et d’un seul coup, on était au milieu de la foule, en train de bondir comme des kangourous, sous les lazer lights et le son de Tha Trickaz qui commençait son live à 22h00.

Passé 30 minutes, on s’est dit que c’était pas mal la drum, mais qu’il était temps de partir explorer les autres salles. On est donc parti écouter Rødhåd, ce Dj berlinois qui mixait à la stage Techno. Plus petite que la salle d&b, on sentait dans la fosse une tension assez « filth« . L’ambiance était tout à fait différente qu’à la stage précédente. C’est si progressif, et on était tellement calé sur les breakbeat de la salle précédente qu’il nous fallait un peu plus de rythme. Du coup on est partis voir du côté de la salle Hardcore pour voir Alifer. Dur dur de se déplacer dans cette salle, bien plus longue que large. Néanmoins, on en est resorti ravis. Ce passage éclair dans la salle Hardcore nous avait redonné le peps nécéssaire pour reprendre notre route. Car déjà, il fallait repartir en sens inverse, pour aller voir DC Breaks. On ne les présente plus, ou quand même si ? Ce sont deux Djs drum n’ bass que l’on retrouve derrière de nombreuses reprises pop depuis qu’ils ont signés sur Ram Records, le label d’Andy C. Et bien c’était sympa, on ne dit pas, mais pas aussi percutant qu’à Dour. Aller savoir pourquoi. Peut-être est que les différents allers-retours bars – scène / bar – « où sont nos amis ? » – y  sont pour quelque chose. Nous avons donc levé le camp vers la scène Reggae Dub pour aller voir notre Panda préféré.

Hélas, là, grosse désillusion. Nous n’avons pas réussi à entrer dans la salle. La sécurité, très investie, formait un cordon sanitaire empêchant l’accès au concert, déjà bondé. Même de loin, il n’était pas possible d’entendre quoi que ce soit, à cause des répercussions du son des différents concerts. C’est pourquoi nous avons étés philosophes et avons gentilement tournés les talons pour aller voir Dartek à la salle Hardcore. Passer l’entrée aussi fut fastidieux – on vous avoue qu’on a un peu joué des coudes pour passer outre le barrage des sécurité -. Dartek, c’est du Hardcore drôle. Sérieusement, les thèmes musicaux utilisés dans les tracks sont juste à mourir de rire ! Et bien jeudi soir, nous nous sommes une fois de plus rendu compte que le Hardcore ça fait sourire. Passé Dartek, on est resté un petit peu pour Radium et sa frenchcore, et c’était comme d’habitude bluffant. Daniel Tecoult (Micropoint) allie technique et virtuosité, avec une manière d’haranguer la foule toute personnelle que chaque danseur kiffe.

Retour dans la drum area. On allait effectivement pas manquer le B2B de Black Sun Empire et d’Audio, prévu pour 2 heures. C’était LE B2B qu’on attendait. Il faut bien l’avouer, notre obsession pour ces Djs néerlandais ne date pas d’hier : leur live au Dour 2013, leurs podcasts sur UKF, leur passage aux transArdentes, leur collab’ avec les foreign beggars, les Blackout (soirées de leur label), on y était à chaque fois. Et comme d’habitude, ils ne nous ont pas déçu. Les BSE sont toujours là où on ne les attend pas. Entre darkstep, techstep, neurofunk, expé, ils nous ont fait bondir dans tous les sens. Ensuite, – last but not least – on est allés se planquer dans la salle rap, pour y attendre bien sagement les Salut C’est Cool, trente minutes avant leur concert. L’attente fut longue, mais elle valait tellement le coup ! Comment ne pas vibrer au son d’un Salam Alaykoum en essayant d’attraper des bonbons ? James, Vadim, Louis et Martin on mis le feu sur les planches : Tout y es passé, de « Gros train de vie » à « acera« , les tubes du groupe étaient là.

Après quoi, nous avons déambulé benoitement dans tout le complexe, en fredonnant tels des mantra, les paroles   » 1 D, 2 D, 3 D, 4 D «  en rigolant avec le public qui sortait de la salle rap. Puis, on a encore un peu dansé sur Alix Perez dans la salle drum. Ce Dj belge originaire de Charleroi a vraiment quelque chose d’intéressant dans sa façon d’aborder son public. Vous vous rappeler sa fameuse tracks « U » sortie en 2014 ? C’est un morceau qui représente bien l’éclectisme de sa production. Tout comme son passage sur les ondes de BBC 1xtra. Le voir en live à été un réel plaisir. Et nous pouvons maintenant confirmer qu’Alix Pérez incarne ce fameux nu skool dont parlait il y a quelque temps ATM Magazine.

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[divider]Pour conclure[/divider]

On avait déjà participé il y a quelques années à un event des Fckn Beat à la Gesu Church. Une église désacralisée qui avait vu son choeur et sa nef se transformer en gigantesque Dance floor où nous avons eu la chance de voir Sub Focus. Nos expectatives étaient donc hautes pour le nouvel an, et nous n’avons pas été déçu. Pour 35 euros la place, les fckn Beat nous ont véritablement vendu du rêve. Line up impeccable, sécurité au top, décors soignés,… Certes nous n’avons pas pu voir l’entièreté des groupes que nous avions marqué sur notre « MUST SEE », mais ce sont les aléas des festivals. L’important étant du reste, que nous avons passé une nuit de folie, et qu’il n’en fallait pas moins pour oublier les vicissitudes de 2015…

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