Live Reports

Live report : Pitchfork Music Festival Paris

Cette édition 2015 du Pitchfork Music Festival Paris était attendue du fait de sa programmation alléchante : Rhye, Hudson Mohawke, Thom Yorke, Battles, Four Tet, Beach House, Run The Jewels et bien d’autres. Nous gardons un très bon souvenir de l’édition précédente. Cependant, la magie ne semble pas avoir été autant au rendez-vous cette fois-ci. Mais tout d’abord, un petit récapitulatif des différents concerts.

[divider]JOUR 1[/divider]

Rhye

Le mystère a longtemps été opaque autour de Rhye et de son album « Woman » aux sonorités électroniques et blues. Le (grand) débat était de savoir si oui ou non des femmes étaient derrière ce projet. Puis le doute s’est immiscé du fait de la sonorité et du grain de la voix. Chanteuse ou chanteur ? Il y a quelques semaines le magazine Pitchfork publie un article sur le groupe en question, révélant ainsi le duo canadien-danois composé de Mike Milosh et de Robin Hannibal. Des hommes donc. Bien que la surprise frappe, celle-ci est encore plus grande lors du concert. Le chanteur, avec une nonchalance certaine, un style banal, agissant comme un chef d’orchestre hypnotise le public. Les sonorités électroniques sont beaucoup moins mises en valeur, l’accent est mis sur le côté blues et jazz. Rhye nous a enchantés pendant presque 1h de concert.

Battles

Certes ce n’est pas de la musique électronique à proprement parler. Plutôt du math-rock, un mélange de rock et de mélodies de synthés s’entrechoquant avec une rythmique déroutante. Battles, groupe formé de (..) et originaire de New-York, fait très peu de dates en France. Voilà pourquoi les voir n’était point négociable. Leur énergie, leur performance et leur technique, présentes dans leurs différents albums,  se retrouvent parfaitement en live. Il n’y a pas de vice caché, de déception. La qualité est là. Le show est époustouflant tellement les instruments et la rythmique binaire puis ternaire sont maîtrisés. Les chansons telles que (…) s’enchaînent sans aucun accroc, sans aucune fausse note. C’est d’ailleurs bien l’un des seuls concerts où le public s’est osé à quelques danses, transporté par (presque) la même énergie que Battles.

Hudson Mohawke

Hudson Mohawke, ou Ross Bichard, jeune dj écossais accompagné d’un claviériste et d’un batteur, fut aussi l’un des seuls à faire danser le public. Certes, sa musique trap pousse à ne pas être immobile mais ce défi semblait dur à relever étant donné l’inertie ambiante. Rien de tel que des chansons telles que « Chimes » ou encore « Higher Ground » (TNGHT) pour s’oublier pendant 10 minutes.

Four Tet

Le set de l’année dernière était, pour nous, phénoménal. Il y a avait une continuité entre chaque morceau, un set harmonieux. Certes Four Tet a présenté de nouveaux morceaux aux sonorités beaucoup plus exotiques, techno/house limite club qu’à l’accoutumée. Mais le set nous a quelque peu déçu. Le fil conducteur n’était pas aussi évident, les transitions un peu moins douces, le style moins homogène et fin… Mais peut-être était-ce le défi ? Faire danser un public frileux sur une diversité de sons.

[divider]JOUR 2[/divider]

Thom Yorke

Nous l’attendions avec impatience. Son nom n’est plus à énoncer tellement celui-ci est connu. Thom Yorke, chanteur de Radiohead, d’Atoms For Peace et aussi en projet solo, était présent au Pitchfork Music Festival Paris 2015. C’est avec brio qu’il a réalisé sa performance, oscillant entre ses instruments et son ordinateur et la scène, sans complexe aucun.

 John Talabot b2b Roman Flugel

John Talabot ouvre le bal ensuite rejoint par Roman Flugel : tous deux font un set résolument techno/house aux sonorités majoritairement utilisées par Roman Flugel. Un set bien appréciable bien que nous attendions avec impatience quelques morceaux de l’album FIN de John Talabot qui ne vinrent jamais. Belle petite découverte cependant de la chanson « One Last Thing » par Pale Blue ayant sorti courant de l’année 2015 l’album The Past We Leave Behind.

Laurent Garnier

C’est le géant Laurent Garnier qui conclue le festival avec un set techno plutôt « douce ». Il enchaîne tube sur tube, le public est enthousiaste. Malgré cela, il finit 30 min avant l’heure prévue ce qui provoque le mécontentement de certains. Pour les puristes, le set était intéressant mais un peu décevant aussi. Mais bon, c’était quand même Laurent Garnier.

Pitchfork Music Festival Paris 2015 fut un beau festival intéressant du fait de sa programmation et de sa dimension européenne s’expliquant par la diversité du public : français, anglais, hispanique entre autres. Cependant, contrairement aux éditions précédentes celui-ci a semblé manquer d’élan. Tout était réuni pour faire un festival inoubliable mais malheureusement les sets de quelques artistes étaient quelque peu décevants, la population était la plupart du temps statique (et non pas extatique comme espéré) et le marketing ambiant rebutait un peu (de l’étage friperie chic, à la salle de jeux en passant par les boissons et food trucks).

Le Pitchfork Music Festival Paris 2015 aura tout de même le mérite d’avoir une programmation impressionnante, un lieu incroyable, un public de plus en plus cosmopolite et des artistes présentant dans la globalité une musique de qualité.

Voici la performance qui nous a le plus impressionné durant le festival. Vous pouvez aussi voir d’autres performances sur la chaîne dailymotion de CultureBox.

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